📱 ActualitĂ© CybersĂ©curitĂ© – Semaine du 05 au 11 janvier 2026

đŸ™‹â€â™‚ïžIntroduction

La premiĂšre semaine complĂšte de 2026 dans le domaine de la cybersĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© marquĂ©e par des attaques majeures, des efforts institutionnels renforcĂ©s, et une vigilance accrue autour de l’IA et des vulnĂ©rabilitĂ©s techniques. Entre incidents affectant des institutions françaises et dĂ©fis globaux pour les acteurs publics et privĂ©s, la menace numĂ©rique reste au centre des prĂ©occupations pour 2026.


đŸ—ŒZoom France

1- Renforcement du dispositif national de cybersécurité

L’Agence nationale de la sĂ©curitĂ© des systĂšmes d’information (ANSSI) annonce un renforcement significatif du dispositif national de cybersĂ©curitĂ©, notamment via la mise en place et l’accompagnement de centres de rĂ©ponse Ă  incident (CSIRT) aux niveaux territorial, sectoriel et ministĂ©riel.

📌 Pourquoi cette Ă©volution ?

La menace cyber continue de croĂźtre en complexitĂ© et en volume, touchant aussi bien les entreprises que les collectivitĂ©s et les institutions publiques. Pour y rĂ©pondre efficacement, l’ANSSI soutient la structuration d’un rĂ©seau plus proche des acteurs concernĂ©s, en lien notamment avec la directive europĂ©enne NIS 2 qui impose des standards Ă©levĂ©s de cybersĂ©curitĂ©.

📍 Les trois niveaux de CSIRT dĂ©veloppĂ©s

  • 1. CSIRT territoriaux
    • 👉 Ces Ă©quipes opĂšrent au niveau rĂ©gional ou local, offrant une rĂ©ponse de premier niveau aux incidents pour des entitĂ©s comme les PME, collectivitĂ©s ou associations situĂ©es sur leur territoire.
    • 🔎 Ils jouent un rĂŽle clĂ© dans la sensibilisation, l’assistance et l’orientation vers des prestataires spĂ©cialisĂ©s lorsque nĂ©cessaire, ce qui facilite l’accĂšs Ă  des actions concrĂštes dans des zones souvent moins bien desservies.
  • 2. CSIRT sectoriels
    • 👉 Ces centres sont spĂ©cialisĂ©s par domaine d’activitĂ© (santĂ©, aĂ©ronautique, maritime, dĂ©fense, etc.).
    • 🎯 Ils connaissent les enjeux spĂ©cifiques des secteurs critiques et peuvent apporter une expertise plus ciblĂ©e, en complĂ©ment de l’action des CSIRT territoriaux.
  • 3. CSIRT ministĂ©riels
    • 👉 DĂ©ployĂ©s au sein des ministĂšres, ces centres analysent la menace cyber au niveau institutionnel et renforcent la capacitĂ© des services de l’État Ă  dĂ©tecter, comprendre et rĂ©pondre aux attaques qui touchent leurs systĂšmes critiques.
    • đŸ§© Ils travaillent en lien avec le CERT-FR, l’entitĂ© nationale de rĂ©ponse aux incidents coordonnĂ©e par l’ANSSI.

đŸ€ Une logique d’écosystĂšme cyber renforcĂ©

🍃 L’objectif de ce rĂ©seau Ă©tendu de CSIRT est de crĂ©er une rĂ©ponse collective cohĂ©rente face aux attaques : du niveau local (proximitĂ© avec les petites structures) au niveau stratĂ©gique national (ministĂšres et opĂ©rateurs essentiels).
📈 Ce maillage permet Ă  la France d’amplifier sa capacitĂ© de prĂ©vention, de dĂ©tection et de rĂ©action aux incidents, tout en favorisant une montĂ©e en maturitĂ© globale de la cybersĂ©curitĂ© sur l’ensemble du territoire.

🧠 Contexte complĂ©mentaire

📌 Ce renforcement s’inscrit dans un cadre plus large :

L’ANSSI, en soutenant ces CSIRT, rĂ©pond Ă  une nĂ©cessitĂ© de proximitĂ© opĂ©rationnelle et Ă  un besoin de rĂ©activitĂ© accrue face Ă  des incidents croissants.
La transposition de la directive NIS 2 en droit français vise Ă  harmoniser les niveaux de cybersĂ©curitĂ© dans toute l’Union europĂ©enne.

(sources : cyber.gouv.fr, cyber.gouv.fr, cyber.gouv.fr, cyber.gouv.fr)

2- Violation de donnĂ©es Ă  l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’IntĂ©gration)

Dans les tout premiers jours de 2026, un pirate informatique a mis en ligne des donnĂ©es personnelles appartenant Ă  des Ă©trangers rĂ©sidant en France qui figuraient dans une base de l’Office français de l’immigration et de l’intĂ©gration (OFII).

🔓 Origine de la fuite
L’OFII a confirmĂ© que la fuite ne provenait pas d’une compromission directe de ses propres systĂšmes, mais d’un sous-traitant qui gĂ©rait une base de donnĂ©es liĂ©e au Contrat d’IntĂ©gration RĂ©publicaine (CIR) – un programme d’accompagnement des personnes souhaitant s’installer durablement en France.

📊 Contenu des donnĂ©es publiĂ©es

  • Des fichiers contenant des informations personnelles sensibles ont Ă©tĂ© partagĂ©s sur un forum de cybercriminels.
  • Ces fichiers comprennent des noms, prĂ©noms, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, adresses e-mail, dates d’entrĂ©e en France et motifs de sĂ©jour (travail, famille, statut de rĂ©fugiĂ©, etc.).
  • Les extraits diffusĂ©s concernent plusieurs centaines de personnes – par exemple moins de 1 000 individus immĂ©diatement observĂ©s dans les Ă©chantillons – mais le pirate affirme dĂ©tenir jusqu’à 2 millions d’enregistrements, ce qui n’a pas Ă©tĂ© confirmĂ© officiellement.

đŸ‘„ Populations concernĂ©es
Les personnes Ă©voquĂ©es dans les Ă©chantillons publiĂ©s viennent de diffĂ©rents pays (Ukraine, Cameroun, Afghanistan, Chine, IsraĂ«l
); il s’agit de personnes ayant participĂ© au CIR, incluant des rĂ©fugiĂ©s et migrants particuliĂšrement vulnĂ©rables.

⚖ RĂ©action de l’OFII et mesures

  • L’OFII a reconnu la fuite de donnĂ©es et indique que l’incident touche un prestataire externe.
  • L’agence prĂ©voit de porter plainte contre le sous-traitant impliquĂ© et de renforcer ses exigences de sĂ©curitĂ©.
  • Une enquĂȘte judiciaire a Ă©tĂ© ouverte par le parquet de Paris suite Ă  la revendication de la fuite par le pirate.

🔍 Pourquoi cela inquiùte
Outre l’atteinte Ă  la vie privĂ©e, cette fuite soulĂšve un impact potentiellement sĂ©vĂšre sur des populations vulnĂ©rables : les rĂ©fugiĂ©s, demandeurs d’asile, et autres Ă©trangers vivant en France pourraient ĂȘtre exposĂ©s Ă  de nouveaux risques de fraude, harcĂšlement, extorsion ou discrimination en raison de la sensibilitĂ© des informations divulguĂ©es.

(sources : lemonde.fr, visahq.com, lemonde.fr)

3- Un suspect interpelé dans le cadre du piratage de la FFTir

À l’automne 2025, la FĂ©dĂ©ration française de tir (FFTir) a Ă©tĂ© victime d’une cyberattaque importante, au cours de laquelle les systĂšmes de gestion des membres ont Ă©tĂ© compromis. Cela a entraĂźnĂ© l’exposition de donnĂ©es personnelles de centaines de milliers de licenciĂ©s actuels et anciens (environ 1 million de personnes) – y compris identitĂ© complĂšte, adresses, courriels, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et numĂ©ros de licence – aprĂšs qu’un pirate ait pris le contrĂŽle d’un compte interne.

Les informations volées ont ensuite circulé sur des plateformes de cybercriminels (forums, groupes Telegram, etc.) et ont été utilisées pour cibler des tireurs sportifs, notamment en préparant des vols, effractions et agressions, parfois en se faisant passer pour des policiers.

🚹 Arrestation d’un suspect majeur

  • Un jeune homme de 18 ans (nĂ© en 2007) a Ă©tĂ© interpellĂ© Ă  Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) le 6 janvier 2026 dans le cadre de l’enquĂȘte.
  • Il est **suspectĂ© d’avoir participĂ© Ă  l’**exfiltration **et Ă  la revente de donnĂ©es volĂ©es provenant du piratage de la FFTir.
  • Les autoritĂ©s ont indiquĂ© que ces donnĂ©es Ă©taient mises en vente sur des forums spĂ©cialisĂ©s et des canaux Telegram frĂ©quentĂ©s par des cybercriminels.
  • Il aurait Ă©tĂ© mis en examen pour plusieurs faits, notamment blasement ou complicitĂ© de traitement frauduleux de donnĂ©es, entrave au fonctionnement d’un systĂšme de traitement automatisĂ©, et dĂ©tention d’outils informatiques sans motif lĂ©gitime.
  • Le suspect a Ă©tĂ© placĂ© sous contrĂŽle judiciaire, avec certaines obligations comme le versement d’une caution.

🧠 État de l’enquĂȘte

  • Il s’agit d’une avancĂ©e importante dans l’enquĂȘte, mais les investigations continuent afin de dĂ©terminer le rĂŽle exact de ce suspect, d’identifier d’autres personnes impliquĂ©es et de retracer les acheteurs des donnĂ©es.
  • Une arrestation antĂ©rieure avait dĂ©jĂ  eu lieu au cours de l’enquĂȘte, impliquant un mineur nĂ© en 2009 suspectĂ© d’utiliser certains lots de donnĂ©es pour commettre des actes criminels individuels.

⚠ Impact et enjeux

Cette affaire illustre le lien dangereux entre cybercriminalitĂ© et risques physiques : l’exploitation de donnĂ©es personnelles sensibles de dĂ©tenteurs d’armes peut servir de base Ă  des actes criminels concrets (cambriolages, vols d’armes, usurpations d’identitĂ©), ce qui constitue une prĂ©occupation majeure de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure en France.

(sources : numerama.com, zataz.com)


🌍Zoom International

1- Fuite de données Instagram : des informations sensibles exposées

Des cybercriminels ont mis la main sur les données sensibles de 17,5 millions de comptes Instagram et les ont partagées sur des forums de hackers et le dark web.

Selon la Malwarebytes, qui a repéré ce lot lors de la surveillance du dark web, la fuite comprend notamment :

  • noms d’utilisateur,
  • adresses e-mail,
  • numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone,
  • adresses physiques partielles pour certains comptes.

Ces informations suffisent aux attaquants pour mener des phishing ciblĂ©s, usurpations d’identitĂ© ou attaques d’ingĂ©nierie sociale, mĂȘme si les mots de passe n’ont pas Ă©tĂ© compromis.

đŸ› ïž Origine probable de la fuite

Les donnĂ©es exposĂ©es proviendraient d’un incident liĂ© Ă  une API d’Instagram survenu en 2024, exploitĂ©e ensuite pour collecter massivement des informations (technique de scraping) avant d’ĂȘtre publiĂ©es dĂ©but janvier 2026 par un acteur identifiĂ© comme “Solonik” sur BreachForums.

đŸ“© ConsĂ©quences ressenties par les utilisateurs

📧 De nombreux utilisateurs ont rapportĂ© avoir reçu des e-mails de demande de rĂ©initialisation de mot de passe qu’ils n’avaient pas initiĂ©es, ce qui est interprĂ©tĂ© comme une tentative d’exploitation des donnĂ©es volĂ©es pour tenter de prendre le contrĂŽle des comptes.

MĂȘme sans fuite officielle de mots de passe, ces donnĂ©es permettent aux attaquants de renforcer leurs attaques de phishing, SIM-swapping ou escroqueries centrĂ©es sur l’accĂšs au compte.

📌 Meta (maison mĂšre d’Instagram) a officiellement niĂ© qu’il y ait eu une compromission interne des systĂšmes ou une « vraie » fuite de donnĂ©es dans le sens d’un piratage direct des serveurs :

  • La vague de demandes de rĂ©initialisation serait due Ă  une anomalie technique exploitĂ©e par un tiers, corrigĂ©e par Instagram.
  • Dans sa communication, Meta assure que les comptes utilisateurs restent sĂ©curisĂ©s et que les notifications non sollicitĂ©es peuvent ĂȘtre ignorĂ©es.

🚹 Ce que cela signifie pour les utilisateurs

MĂȘme si Meta conteste une fuite interne, les donnĂ©es exposĂ©es – e-mails, tĂ©lĂ©phones, noms, adresses – peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour :

  • mener des phishing ciblĂ©s,
  • tenter des prises de contrĂŽle de compte,
  • faire du SIM-swapping pour dĂ©tourner des identifiants,
  • impersonner des utilisateurs dans des attaques sociales.

💡 Recommandations frĂ©quentes des experts :

  • Changer immĂ©diatement son mot de passe Instagram si vous avez reçu des alertes Ă©tranges.
  • Activer la double authentification (2FA) sur le compte.
  • Être vigilant face aux emails ou SMS non sollicitĂ©s demandant des actions de sĂ©curitĂ©.

👉 En rĂ©sumĂ© : une grande quantitĂ© de donnĂ©es personnelles liĂ©es Ă  17,5 millions de comptes Instagram circule actuellement sur le dark web. La fuite pourrait provenir d’une exploitation d’API antĂ©rieure plutĂŽt que d’un piratage direct aujourd’hui, mais elle expose malgrĂ© tout les utilisateurs Ă  des risques de cyberattaques ciblĂ©es.

(sources : 01net.com, ndtv.com, cybersecuritynews.com, economictimes)

2- Le botnet Kimwolf inquiĂšte

Le botnet Kimwolf est un rĂ©seau de machines infectĂ©es (principalement des appareils Android) contrĂŽlĂ© Ă  distance par des cybercriminels. Il a dĂ©jĂ  compromis plus de 1,8 million Ă  2 millions d’appareils Android, notamment des tĂ©lĂ©viseurs connectĂ©s, des boĂźtiers TV Android, des box Internet et autres appareils IoT.

Ce botnet est particuliĂšrement prĂ©occupant car il exploite des failles de sĂ©curitĂ© dans des appareils souvent peu ou mal protĂ©gĂ©s, et peut ĂȘtre utilisĂ© pour de multiples activitĂ©s malveillantes.

📌 Origine et lien avec le botnet Aisuru

  • DĂ©couverte : Kimwolf a Ă©tĂ© identifiĂ© fin octobre 2025 par des chercheurs de XLab.
  • Lien avec Aisuru : Ce nouveau botnet partage beaucoup de caractĂ©ristiques techniques avec Aisuru, une famille de malware dĂ©jĂ  connue pour des attaques DDoS massives – ce qui suggĂšre qu’il pourrait s’agir d’une Ă©volution ou d’une refonte de ce dernier.

đŸ› ïž FonctionnalitĂ©s techniques avancĂ©es

Kimwolf est bien plus sophistiqué que de simples malwares IoT classiques :

  • Évasion et furtivitĂ© : il utilise notamment DNS over TLS (DoT) pour chiffrer les requĂȘtes DNS et rendre ses communications indĂ©tectables par de nombreux outils de surveillance rĂ©seau.
  • RĂ©silience de l’infrastructure : pour se protĂ©ger des dĂ©mantĂšlements, Kimwolf rĂ©cupĂšre les adresses IP de ses serveurs de commande depuis la blockchain Ethereum (via Ethereum Name Service – ENS), rendant difficile la suppression de sa structure de contrĂŽle.
  • Authentification forte : les commandes envoyĂ©es aux appareils infectĂ©s sont signĂ©es numĂ©riquement avec des courbes elliptiques (ECDSA) pour Ă©viter que des chercheurs en sĂ©curitĂ© ne prennent le contrĂŽle du botnet.

🌐 MĂ©thodes d’infection et propagation

Kimwolf exploite plusieurs techniques pour infecter des appareils :

  • Il contourne la protection NAT des box Internet domestiques en abusant de services de proxy rĂ©sidentiels, ce qui lui permet de viser des appareils derriĂšre ces routeurs comme s’il Ă©tait dĂ©jĂ  sur le rĂ©seau local.
  • Il cible souvent des appareils Android TV et box peu sĂ©curisĂ©s, notamment ceux dotĂ©s d’un Android Debug Bridge (ADB) exposĂ©, ou provenant de fabricants non officiels ou Ă  faible coĂ»t.

🚹 Actions malveillantes et impacts

Les appareils compromis sont utilisés pour :

  1. Lancer des attaques DDoS à trÚs grande échelle :
    • Entre le 19 et 22 novembre 2025, Kimwolf aurait envoyĂ© 1,7 milliard de commandes DDoS en seulement trois jours, avec une capacitĂ© d’attaque approchant ~30 Tbps.
  2. Relayage et exploitation de trafic :
    • Il agit aussi comme une rĂ©sidence proxy abusive, permettant Ă  des attaquants de masquer leurs vĂ©ritables origines, de mener du scraping, des prises de contrĂŽle de comptes, ou de la fraude publicitaire.

🧠 Pourquoi c’est un problùme majeur

  • Échelle mondiale : le botnet est prĂ©sent sur des millions d’appareils sur de nombreux continents.
  • Évolution rapide : il intĂšgre des techniques avancĂ©es d’évasion et de persistance rarement vues dans les botnets IoT classiques.
  • DifficultĂ© de dĂ©mantĂšlement : grĂące Ă  l’usage de protocoles chiffrĂ©s et de ressources dĂ©centralisĂ©es via blockchain, il est plus rĂ©sistant aux actions de dĂ©façage ou de blocage que d’autres infrastructures malveillantes.

đŸ›Ąïž Conseils de sĂ©curitĂ© (gĂ©nĂ©raux)

Bien que l’article original ne donne pas de recommandations explicites, les experts cybersĂ©curitĂ© suggĂšrent :

  • DĂ©sactiver ADB sur les appareils Android si possible.
  • Mettre Ă  jour les appareils et ne pas acheter de boĂźtiers Android Ă  bas prix non certifiĂ©s.
  • Segmenter le rĂ©seau domestique pour isoler les objets connectĂ©s.
  • Utiliser des protections rĂ©seau qui filtrent ou surveillent les communications sortantes vers des domaines C2 suspects.

👉 En rĂ©sumĂ© : Kimwolf est un botnet Android trĂšs actif et en expansion, qui exploite des appareils domestiques peu sĂ©curisĂ©s comme des TV et des box Internet pour orchestrer des attaques et des activitĂ©s malveillantes Ă  grande Ă©chelle – rendant son identification et son Ă©radication particuliĂšrement complexes.

(sources : clubic.com, cybersixt.com, rescana.com, cyberveille.ch)

3- Les 7 plus grands défis de la CISA en 2026

L’Agence amĂ©ricaine pour la cybersĂ©curitĂ© et la sĂ©curitĂ© des infrastructures (CISA), principal acteur fĂ©dĂ©ral de dĂ©fense en cybersĂ©curitĂ© aux États-Unis, entre 2026 avec une sĂ©rie de difficultĂ©s structurelles et opĂ©rationnelles profondes. Ces dĂ©fis risquent de limiter sa capacitĂ© Ă  protĂ©ger efficacement les systĂšmes essentiels, Ă  accompagner les entreprises privĂ©es et publiques, et Ă  coordonner les rĂ©ponses aux cybermenaces grandissantes.

đŸ§© 1. Protection des infrastructures critiques avec des ressources rĂ©duites

AprĂšs des coupes budgĂ©taires et une perte significative de personnel, CISA peine Ă  maintenir son soutien aux opĂ©rateurs d’infrastructures essentielles (santĂ©, Ă©nergie, transports, etc.), diminuer les services techniques et assurer la coordination avec les gouvernements locaux et privĂ©s.

👉 Plusieurs sources rapportent que CISA a perdu des centaines d’employĂ©s (parfois plus d’un tiers de ses effectifs), rĂ©duisant sa portĂ©e opĂ©rationnelle, notamment en rĂ©ponse aux cyberattaques ciblant les infrastructures.

⚠ 2. L’ambition stratĂ©gique chinoise en cyberespace

La pression des cyber-activitĂ©s liĂ©es Ă  la Chine – y compris celles qui pourraient accompagner des tensions gĂ©opolitiques comme un conflit autour de TaĂŻwan – constitue un dĂ©fi majeur. CISA doit dĂ©velopper une stratĂ©gie de dĂ©fense proactive face Ă  des attaques potentiellement massives visant les plateformes critiques amĂ©ricaines.

đŸ§Ÿ 3. Finaliser la rĂšgle CIRCIA d’obligation de signalement

CISA travaille Ă  la mise en place de la rĂ©glementation issue du Cyber Incident Reporting for Critical Infrastructure Act (CIRCIA), qui obligera les entitĂ©s essentielles Ă  dĂ©clarer les incidents cyber. Trouver l’équilibre entre transparence des attaques et charges opĂ©rationnelles pour les entreprises demeure dĂ©licat.

đŸ›Ąïž 4. Incertitudes sur l’engagement envers la « sĂ©curitĂ© de produit »

La CISA avait lancĂ© l’initiative Secure by Design pour encourager la sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©e dĂšs la conception des produits numĂ©riques. Le dĂ©part de ses principaux soutiens et le recentrage stratĂ©gique de l’agence ont laissĂ© planer des doutes sur l’avenir et l’impact de ce programme.

đŸ—łïž 5. CybersĂ©curitĂ© Ă©lectorale Ă  l’approche des Ă©lections midterms

Avec les élections à mi-mandat en 2026, CISA devrait jouer un rÎle important dans la protection contre la désinformation, la manipulation et les intrusions. Mais des décisions politiques internes et une perte de confiance de certains partenaires étatiques peuvent limiter son efficacité.

👉 L’érosion du soutien Ă  des programmes de cybersĂ©curitĂ© Ă©lectorale a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signalĂ©e dans d’autres rapports, y compris des coupes budgĂ©taires sur des initiatives d’information partagĂ©e dĂ©diĂ©es aux Ă©lections.

😟 6. Crise de moral et de recrutement interne

Une crise de confiance et de motivation parmi les employĂ©s de CISA complique le recrutement et la rĂ©tention des talents, alors que l’agence a besoin d’experts pour faire face Ă  des menaces de plus en plus complexes.

đŸ§‘â€đŸ’Œ 7. Vide de leadership permanent

En 2026, CISA n’a toujours pas de directeur confirmĂ©, ce qui ralentit sa capacitĂ© Ă  dĂ©finir une direction claire, Ă  dĂ©fendre ses prioritĂ©s devant le gouvernement fĂ©dĂ©ral, et Ă  renforcer sa crĂ©dibilitĂ© auprĂšs des partenaires.

🧠 Contexte complĂ©mentaire

📌 Ces dĂ©fis s’inscrivent dans un contexte plus large oĂč le partage d’informations stratĂ©giques entre secteur privĂ© et public est fragilisĂ©, notamment aprĂšs l’expiration de certaines lois favorisant ce partage et la rĂ©duction des protections lĂ©gales pour les entreprises qui signalent des incidents.

📌 Le Known Exploited Vulnerabilities (catalogue de vulnĂ©rabilitĂ©s activement exploitĂ©es) est un exemple concret du rĂŽle opĂ©rationnel de CISA, mĂȘme si les ressources pour anticiper ou corriger ces failles restent limitĂ©es face Ă  l’explosion des vulnĂ©rabilitĂ©s exploitĂ©es.

📌 En rĂ©sumĂ©

L’article souligne que 2026 pourrait ĂȘtre une annĂ©e charniĂšre pour CISA : l’agence doit concilier un mandat Ă©largi de protections critiques, des contraintes politiques et budgĂ©taires internes, une restructuration de la cybersĂ©curitĂ© gouvernementale, et la montĂ©e des menaces sophistiquĂ©es – tout cela sans leadership permanent ni effectifs pleinement opĂ©rationnels.

(sources : cybersecuritydive.com, cybersecuritynews.com, axios.com)


🎯 Conclusion

La semaine du 5 au 11 janvier 2026 illustre un paysage cyber hĂ©tĂ©rogĂšne : des initiatives françaises pour renforcer la rĂ©silience cyber, des attaques ciblant des institutions publiques et des plateformes globales, ainsi que des tendances techniques prĂ©occupantes (botnets, abus d’IA). Les organisations, qu’elles soient publiques ou privĂ©es, doivent continuer Ă  prioriser la sĂ©curitĂ© des chaĂźnes logicielles, surveiller les exfiltrations de donnĂ©es, et renforcer leurs mesures de dĂ©tection et d’intervention face Ă  une menace toujours plus dynamique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *