📱 ActualitĂ© CybersĂ©curitĂ© – Semaine du 02 au 08 fĂ©vrier 2026

đŸ™‹â€â™‚ïžIntroduction

La premiĂšre semaine complĂšte de fĂ©vrier 2026 confirme que les cybermenaces et les rĂ©ponses institutionnelles continuent d’évoluer rapidement, influencĂ©es par l’intelligence artificielle, la gĂ©opolitique et les besoins de sĂ©curitĂ© des États et des entreprises. On observe une multiplication des actions judiciaires, des attaques motivĂ©es politiquement et une pression accrue sur les dĂ©fenses numĂ©riques Ă  l’échelle globale.


đŸ—ŒZoom France

1- L’IA gĂ©nĂ©rative face aux attaques informatiques

L’IA gĂ©nĂ©rative – notamment les grands modĂšles de langage (GLM) ou large language model (LLM) – est de plus en plus intĂ©grĂ©e dans des outils, services et processus numĂ©riques. Cela apporte des bĂ©nĂ©fices significatifs (crĂ©ation de contenu, automatisation, aide Ă  la dĂ©cision), mais aussi des risques nouveaux en cybersĂ©curitĂ©.

đŸ›Ąïž IA gĂ©nĂ©rative utilisĂ©e comme levier par des attaquants

L’ANSSI souligne que les outils d’IA gĂ©nĂ©rative sont dĂ©jĂ  utilisĂ©s par des acteurs malveillants pour :

  • Profilage et veille : analyser des cibles et identifier leurs vulnĂ©rabilitĂ©s plus rapidement.
  • IngĂ©nierie sociale amĂ©liorĂ©e : crĂ©ation de messages, courriels ou contenus convaincants pour du phishing ou du social engineering.
  • Soutien au dĂ©veloppement de code malveillant : automatisation de certaines Ă©tapes dans la crĂ©ation ou l’adaptation de programmes malveillants.

Cependant, Ă  ce stade, l’ANSSI prĂ©cise qu’aucun systĂšme d’IA gĂ©nĂ©rative n’a Ă©tĂ© capable de mener de maniĂšre totalement autonome une attaque informatique complĂšte.

🎯 IA gĂ©nĂ©rative, aussi cible des cyberattaques

Les systĂšmes d’IA eux-mĂȘmes peuvent ĂȘtre victimes d’attaques, par exemple :

  • Empoisonnement de modĂšles (data poisoning) : altĂ©ration des donnĂ©es d’entraĂźnement pour manipuler les rĂ©ponses ou comportements.
  • Compromission de chaĂźnes logicielles : attaques visant les dĂ©pendances ou pipelines DevOps qui entourent les systĂšmes d’IA.
  • Exfiltration de donnĂ©es sensibles depuis des environnements oĂč des modĂšles sont entraĂźnĂ©s ou opĂ©rĂ©s.

⏩ Évolution rapide de la menace

L’ANSSI insiste sur la rapiditĂ© d’évolution de l’usage de l’IA dans les attaques et le besoin constant de réévaluer rĂ©guliĂšrement les risques associĂ©s.

📌 Points clĂ©s complĂ©mentaires

Pour bien comprendre l’environnement global :

  • Les cybercriminels utilisent dĂ©jĂ  des IA pour crĂ©er :
    • des emails de phishing plus convaincants et personnalisĂ©s, plus difficiles Ă  dĂ©tecter par des filtres classiques.
    • des sites frauduleux imitant des portails lĂ©gitimes en quelques secondes (phishing web automatisĂ©).
  • Types d’attaques spĂ©cifiques identifiĂ©s par des experts :
    • Prompt injection et manipulation des modĂšles par des requĂȘtes malveillantes pour altĂ©rer leurs comportements attendus.
    • Malwares et campagnes sophistiquĂ©es assistĂ©s par IA (crĂ©ation de codes malveillants ou outils dĂ©diĂ©s Ă  la fraude).
  • La menace s’étend aussi au niveau gĂ©opolitique :
    • Des acteurs Ă©tatiques utilisent l’IA pour automatiser et intensifier les cyber opĂ©rations offensives (phishing, dĂ©sinformation, intrusion), comme indiquĂ© dans plusieurs rapports rĂ©cents.

🧠 En rĂ©sumĂ©

L’IA gĂ©nĂ©rative est un outil Ă  double tranchant :

  • Elle amplifie les capacitĂ©s des cyberattaquants (phishing, profilage, dĂ©veloppement), mais
  • Elle n’est pas encore autonome dans la conduite complĂšte d’attaques complexes, selon l’ANSSI.

De plus, les systĂšmes d’IA eux-mĂȘmes sont des cibles potentiels pour des attaques visant Ă  compromettre leur intĂ©gritĂ© ou voler des donnĂ©es.

La menace Ă©volue rapidement, ce qui nĂ©cessite une vigilance accrue, des approches de sĂ©curitĂ© dĂ©diĂ©es Ă  l’IA, et une actualisation rĂ©guliĂšre des mesures de dĂ©fense.

(sources : cyber.gouv.fr, powerdmarc.com, axios.com)

2- Perquisition des locaux de X en France

Le mardi 3 fĂ©vrier 2026, les autoritĂ©s françaises ont perquisitionnĂ© les bureaux de la plateforme sociale X (anciennement Twitter) Ă  Paris, dans le cadre d’une enquĂȘte judiciaire ouverte en janvier 2025. Cette action a Ă©tĂ© conduite par la section de lutte contre la cybercriminalitĂ© du parquet de Paris, avec l’appui de la Gendarmerie nationale et d’Europol.

L’enquĂȘte avait initialement portĂ© sur des soupçons de manipulation algorithmique et d’extraction frauduleuse de donnĂ©es, suite Ă  des signalements de responsables politiques et de cybersĂ©curitĂ© concernant des changements dans les algorithmes de X qui auraient favorisĂ© certains contenus.

L’attention portĂ©e Ă  Grok

L’investigation s’est Ă©tendue rĂ©cemment Ă  Grok, l’outil d’intelligence artificielle intĂ©grĂ© Ă  X par la filiale xAI. Des utilisateurs ont exploitĂ© Grok pour gĂ©nĂ©rer deepfakes Ă  caractĂšre pornographique – parfois impliquant des mineurs ou des personnes rĂ©elles sans consentement.

En France, ce type de contenu illĂ©gal est puni par la loi : le montage ou la diffusion sans consentement de telles images peut entraĂźner jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60 000 € d’amende.

Conséquences pour Elon Musk et X

  • Le parquet a convoquĂ© Elon Musk (propriĂ©taire de X) ainsi que Linda Yaccarino (ancienne directrice gĂ©nĂ©rale de X) pour une audition libre programmĂ©e le 20 avril 2026 pour leur rĂŽle dans la gestion de la plateforme.
  • Cette perquisition ne signifie pas une mise en accusation immĂ©diate, mais marque une Ă©tape importante dans l’enquĂȘte visant Ă  dĂ©terminer si X et son IA ont enfreint la loi.

Réactions

Le groupe X a qualifiĂ© l’opĂ©ration de “motivĂ©e politiquement” et infondĂ©e, affirmant qu’il n’a commis « la moindre infraction », et dĂ©nonçant un acte judiciaire abusif.

Contexte plus large

  • L’autoritĂ© française Arcom a dĂ©jĂ  alertĂ© publiquement sur la diffusion de contenus intimes non consentis gĂ©nĂ©rĂ©s par Grok, incitant Ă  signaler ces contenus pour faire respecter le Digital Services Act (DSA) de l’UE.
  • L’enquĂȘte en France s’inscrit dans une sĂ©rie d’actions rĂ©glementaires europĂ©ennes contre X et ses outils d’IA, notamment autour de la modĂ©ration des contenus et de la conformitĂ© au DSA.

(sources : journaldugeek.com, francesoir.fr, french.news.cn, arcom.fr)

3- Numspot en bonne voie vers la certification SecNumCloud

Numspot, le fournisseur de cloud nĂ© d’une alliance entre Docaposte, Bouygues Telecom, Dassault SystĂšmes et la Banque des Territoires, annonce une renforcement de ses garanties sĂ©curitaires pour mieux rĂ©pondre aux besoins des secteurs rĂ©gulĂ©s (santĂ©, finance, administrations).

🔐 Nouvelles certifications

  • Extension de la certification ISO 27001 aux services managĂ©s cloud et IA : cela signifie que non seulement l’infrastructure interne, mais aussi les services opĂ©rationnels (cloud et IA) sont dĂ©sormais couverts par un systĂšme de gestion de la sĂ©curitĂ© de l’information conforme Ă  la norme internationale la plus reconnue.
  • Obtention du label HĂ©bergeur de DonnĂ©es de SantĂ© (HDS) : indispensable pour hĂ©berger lĂ©galement des donnĂ©es de santĂ© en France et dans l’Union europĂ©enne.

Ces jalons permettent Ă  Numspot d’adresser des projets critiques rĂ©glementĂ©s (santĂ©, industries sensibles, fintechs, etc.) avec une sĂ©curitĂ© et une conformitĂ© reconnues. L’entreprise met aussi en avant une architecture hybride et indĂ©pendante facilitant les dĂ©ploiements en environnements mixtes (cloud public, privĂ© ou on-premise).

🎯 Objectif : obtenir le label SecNumCloud

L’article prĂ©cise que Numspot est en train de finaliser son dossier pour obtenir la qualification SecNumCloud, dĂ©livrĂ©e par l’ANSSI – considĂ©rĂ© comme le plus haut niveau de sĂ©curisation pour les clouds opĂ©rant en France. Ce label n’est pas seulement technique : il impose Ă©galement des critĂšres de gouvernance, d’indĂ©pendance juridique et de protection contre les lois extraterritoriales (comme le Cloud Act amĂ©ricain), ce qui est un facteur diffĂ©renciant pour les marchĂ©s publics ou rĂ©gulĂ©s.

Si vous voulez plus de dĂ©tails sur la certification SecNumCloud, je vous invite Ă  jeter un Ɠil Ă  l’article que j’ai rĂ©digĂ© ici : SecNumCloud.

📊 Contexte & importance du sujet

  • 1. La souverainetĂ© des donnĂ©es pĂšse dĂ©sormais dans les choix des entreprises
    • Selon une Ă©tude rĂ©cente, 60 % des RSSI français considĂšrent la souverainetĂ© numĂ©rique comme un critĂšre essentiel dans le choix de leurs fournisseurs cloud, reflĂ©tant une demande forte de solutions locales et contrĂŽlĂ©es.
  • 2. Le label SecNumCloud reste un objectif stratĂ©gique
    • D’autres acteurs français (comme Scaleway ou Free Pro) s’engagent Ă©galement dans des dĂ©marches similaires pour obtenir la qualification SecNumCloud, ce qui illustre la montĂ©e en puissance de ce rĂ©fĂ©rentiel comme norme de facto sur le marchĂ© français du cloud sĂ©curisĂ©.
  • 3. Contexte rĂ©glementaire europĂ©en
    • Au niveau europĂ©en, la certification des services cloud est en cours de rĂ©vision dans le cadre du Cybersecurity Act, mais sans critĂšres juridiques liĂ©s Ă  la localisation ou Ă  l’exposition aux lois Ă©trangĂšres, ce qui renforce l’attrait pour des labels nationaux comme SecNumCloud pour les donnĂ©es sensibles.

🧠 Pourquoi c’est pertinent pour la cybersĂ©curitĂ©

  • 1- SĂ©curitĂ© renforcĂ©e : l’extension ISO 27001 et HDS montre que Numspot sĂ©curise non seulement son infrastructure, mais aussi les services cloud et IA, ce qui est crucial face aux menaces modernes.
  • 2- ConformitĂ© rĂ©glementaire : obtenir et afficher des certifications reconnues rassure les organisations rĂ©gulĂ©es (santĂ©, finance, assurance).
  • 3- SouverainetĂ© numĂ©rique : en visant SecNumCloud, Numspot rĂ©pond Ă  un besoin stratĂ©gique français et europĂ©en de garder le contrĂŽle des donnĂ©es sensibles en dehors des juridictions Ă©trangĂšres.

(sources : numspot.com, usine-digitale.fr, usine-digitale.fr, usine-digitale.fr, usine-digitale.fr)


🌍Zoom International

1- Mécanismes de mise à jour de Notepad++ détournés

Entre juin et dĂ©cembre 2025, le mĂ©canisme de mise Ă  jour automatique de Notepad++ – un Ă©diteur de texte trĂšs utilisĂ© – a Ă©tĂ© compromis dans le cadre d’une attaque ciblĂ©e de la chaĂźne d’approvisionnement.

🎯 Comment l’attaque a fonctionnĂ©

  • Les pirates ont compromis l’infrastructure d’hĂ©bergement mutualisĂ© du site officiel (notepad-plus-plus.org). Cela leur a permis d’intercepter et rediriger le trafic de mise Ă  jour.
  • Ce n’était pas une faille dans le logiciel lui-mĂȘme, mais une compromission au niveau de l’infrastructure.
  • Lorsqu’un utilisateur lançait une mise Ă  jour depuis le logiciel, sa requĂȘte pouvait ĂȘtre dĂ©tournĂ©e vers un serveur contrĂŽlĂ© par les attaquants, qui fournissait alors une version malveillante.

đŸ•”ïžâ€â™‚ïž Qui Ă©tait visĂ© ?

  • L’attaque Ă©tait hautement ciblĂ©e, visant certains utilisateurs spĂ©cifiques plutĂŽt que tous les utilisateurs. Les dĂ©tails techniques suggĂšrent que les victimes reprĂ©sentaient des organisations avec intĂ©rĂȘts en Asie de l’Est.
  • Plusieurs chercheurs et entreprises de cybersĂ©curitĂ© estiment que les responsables sont probablement liĂ©s Ă  un groupe soutenu par l’État chinois.

â€đŸ’» DurĂ©e et dĂ©roulement

  • La compromission a dĂ©butĂ© en juin 2025.
  • Le fournisseur d’hĂ©bergement a perdu un accĂšs direct lors d’une maintenance le 2 septembre 2025, mais les attaquants avaient dĂ©jĂ  obtenu des identifiants internes, ce qui leur a permis de continuer Ă  dĂ©tourner du trafic jusqu’au 2 dĂ©cembre 2025.
  • Cela reprĂ©sente donc ≈ 6 mois de dĂ©tournement.

đŸ›Ąïž RĂ©ponse et correctifs

Pour rĂ©pondre Ă  l’incident, l’équipe de Notepad++ a mis en place plusieurs mesures :

  • Migration et sĂ©curitĂ© de l’infrastructure
    • Le site a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© vers un nouvel hĂ©bergement plus sĂ©curisĂ©.
  • Renforcement du mĂ©canisme de mise Ă  jour
    • L’outil de mise Ă  jour WinGup a Ă©tĂ© modifiĂ© pour :
      • VĂ©rifier Ă  la fois le certificat et la signature numĂ©rique de chaque installateur tĂ©lĂ©chargĂ©.
      • Ajouter une signature XML pour le manifeste de mise Ă  jour, ce qui rend plus difficile toute modification malveillante.
  • Versions recommandĂ©es
    • Les versions 8.8.9 et ultĂ©rieures intĂšgrent ces renforcements ; des vĂ©rifications encore plus strictes arriveront avec la version 8.9.2.

📌 Ce que cela montre

Cette attaque rappelle qu’une chaĂźne d’approvisionnement logicielle peut ĂȘtre attaquĂ©e au niveau de ses infrastructures de distribution – mĂȘme si le logiciel lui-mĂȘme est sain.
L’affaire met en lumiĂšre l’importance des vĂ©rifications de signatures numĂ©riques, des serveurs sĂ©curisĂ©s et des audits rĂ©guliers des mĂ©canismes de mise Ă  jour.

(sources : it-connect.fr, secure.com, arstechnica.com)

2- Deux failles critiques exploitées dans EPMM (Ivanti)

L’éditeur Ivanti a publiĂ© fin janvier 2026 des correctifs d’urgence pour son outil Endpoint Manager Mobile (EPMM), une solution de gestion des terminaux mobiles en entreprise.

đŸ› ïž Les vulnĂ©rabilitĂ©s corrigĂ©es

Ivanti a identifié et corrigé deux failles critiques :

  • CVE-2026-1281
  • CVE-2026-1340

Type et impact :

  • Ce sont des vulnĂ©rabilitĂ©s d’injection de code pouvant permettre Ă  un attaquant non authentifiĂ© d’exĂ©cuter du code arbitraire Ă  distance (Remote Code Execution).
  • Elles ont chacune un score de gravitĂ© CVSS de 9,8/10, ce qui les classe comme extrĂȘmement critiques.

Ces deux failles permettent à des attaquants externes sans authentification de compromettre un serveur EPMM vulnérable.

📌 Exploitation rĂ©elle

Ivanti a indiqué que un nombre trÚs limité de clients a déjà été exploité par ces failles avant leur divulgation publique.
Une des deux CVE a Ă©tĂ© ajoutĂ©e au catalogue des vulnĂ©rabilitĂ©s exploitĂ©es (KEV) par la CISA amĂ©ricaine, soulignant l’exploitation active.

🧰 Produits et versions concernĂ©es

Les vulnĂ©rabilitĂ©s affectent plusieurs versions d’EPMM notamment :

  • Versions 12.5.0.x, 12.6.0.x, 12.7.0.x
  • Versions 12.5.1.0 et 12.6.1.0

đŸ©č Comment corriger

Ivanti n’a pas publiĂ© de version totalement mise Ă  jour, mais des correctifs autonomes (RPM) Ă  appliquer manuellement :

  • Un patch pour la gamme 12.x.0.x
  • Un autre pour la gamme 12.x.1.x

⚠Ces scripts doivent ĂȘtre rĂ©installĂ©s aprĂšs chaque mise Ă  jour de version, car ils ne « survivent » pas Ă  un upgrade logiciel.

La correction permanente est prĂ©vue pour la version 12.8.0.0 d’EPMM.

đŸ•”ïžâ€â™‚ïž Risques annexes et recommandations

  • Impact sur Sentry
    • Bien que le produit Sentry Gateway – qui achemine le trafic des terminaux mobiles vers l’infrastructure interne – ne soit pas directement vulnĂ©rable, un EPMM compromis pourrait permettre de compromettre Sentry aussi, car EPMM peut exĂ©cuter des commandes sur ce dernier.
  • Ivanti fournit des conseils pour analyser un systĂšme potentiellement compromis, notamment :
    • Examiner les journaux HTTP pour repĂ©rer des requĂȘtes suspectes.
    • Chercher des fichiers WAR ou JAR inattendus, signe d’implantation malveillante.
    • VĂ©rifier les comptes administrateurs, politiques et configurations rĂ©seau pour dĂ©tecter des modifications non autorisĂ©es.
  • Si un appareil EPMM a Ă©tĂ© compromis, Ivanti recommande :
    • Restaurer depuis des sauvegardes propres.
    • RĂ©initialiser tous les mots de passe d’administration et de services.
    • RĂ©voquer et remplacer les certificats publics.
    • Examiner les systĂšmes auxquels le serveur pourrait avoir accĂšs.

📌 En rĂ©sumĂ©

  • Ivanti corrige deux failles critiques d’exĂ©cution de code Ă  distance sur EPMM dĂ©jĂ  exploitĂ©es dans la nature.
  • Ces vulnĂ©rabilitĂ©s permettent Ă  des attaquants non authentifiĂ©s de prendre le contrĂŽle de serveurs EPMM vulnĂ©rables.
  • Des patchs manuels sont disponibles et doivent ĂȘtre appliquĂ©s rapidement, avec une mise Ă  jour complĂšte prĂ©vue pour la version 12.8.0.0.
  • Une analyse de compromission est recommandĂ©e mĂȘme aprĂšs l’application des correctifs.

(sources : lemondeinformatique.fr, bleepingcomputer.com, cert.europa.eu)

3- Chasse aux réseaux IPTV illégaux

Une opĂ©ration policiĂšre internationale appelĂ©e Operation Switch Off qui a mis fin Ă  l’un des plus importants rĂ©seaux IPTV illĂ©gaux au monde. Ce rĂ©seau Ă©tait organisĂ© comme une vĂ©ritable infrastructure criminelle, diffusant des flux TV piratĂ©s Ă  des millions d’utilisateurs tout en gĂ©nĂ©rant des revenus Ă  travers des mĂ©canismes sophistiquĂ©s de fraude et de blanchiment d’argent.

📌 Points clĂ©s de l’enquĂȘte

  • L’opĂ©ration a Ă©tĂ© coordonnĂ©e par le parquet de Catane (Italie) avec l’appui d’Eurojust, Europol et Interpol, ce qui souligne la dimension transnationale de l’affaire.
  • 31 personnes soupçonnĂ©es d’appartenir Ă  ce rĂ©seau ont Ă©tĂ© identifiĂ©es comme faisant partie d’une organisation structurĂ©e.
  • Des perquisitions ont Ă©tĂ© menĂ©es dans 11 villes italiennes, et des actions coordonnĂ©es ont eu lieu dans au moins 14 pays (dont le Royaume-Uni, l’Espagne, la Roumanie, le Canada, l’Inde et d’autres).
  • La structure illĂ©gale captait et rediffusait des contenus de plateformes majeures (Sky, Amazon Prime, Netflix, Disney+, etc.) sans autorisation, attirant une large audience mondiale.
  • En Italie, l’opĂ©ration a perturbĂ© prĂšs de 1 000 revendeurs et interrompu les services pour plus de 100 000 utilisateurs, tandis que des millions de personnes ont Ă©tĂ© affectĂ©es dans le monde selon les autoritĂ©s.

💰 Fraude, blanchiment et cryptomonnaies

L’article met aussi en lumiĂšre la dimension financiĂšre et criminelle du rĂ©seau, montrant comment les suspects utilisaient :

  • des cryptomonnaies,
  • des sociĂ©tĂ©s Ă©crans,
  • et des actifs fictifs enregistrĂ©s,
    pour masquer les profits générés par la diffusion illégale des contenus.

🔎 Contexte et Ă©lĂ©ments complĂ©mentaires

Pour mieux saisir l’importance de ce dĂ©mantĂšlement, voici quelques Ă©lĂ©ments de contexte tirĂ©s d’autres sources :

  • 1- Une action coordonnĂ©e Ă  l’échelle mondiale
    • Des mĂ©dias internationaux confirment que Operation Switch Off est une action conjointe entre plusieurs pays contre des rĂ©seaux IPTV dit “industrial-scale”. L’opĂ©ration a ciblĂ© des infrastructures entiĂšres, pas seulement des sites isolĂ©s, ce qui est rare dans la lutte contre le piratage vidĂ©o.
  • 2- Arrestations au Royaume-Uni
    • En parallĂšle Ă  cette opĂ©ration globale, la Police Intellectual Property Crime Unit (PIPCU) au Royaume-Uni a arrĂȘtĂ© quatre personnes Ă  Manchester et saisi des serveurs dans le cadre d’une action contre une autre grande opĂ©ration IPTV illĂ©gale estimĂ©e Ă  ~750 000 ÂŁ.

📌 Qu’est-ce que l’IPTV illĂ©gale ?

L’IPTV illĂ©gale consiste Ă  retransmettre ou redistribuer des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision ou des contenus protĂ©gĂ©s par droits d’auteur sans autorisation des ayants droit. Cela peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© via des serveurs pirates, des rĂ©seaux peer-to-peer ou des services web non autorisĂ©s.

Selon le droit français et européen :

  • l’accĂšs conscient Ă  des contenus piratĂ©s peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme du recel de contrefaçon.
  • la peine potentielle peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende pour les utilisateurs et opĂ©rateurs selon les juridictions concernĂ©es.

🧠 Pourquoi cette opĂ©ration est importante

  • Dimension criminelle industrielle : ici, il ne s’agissait pas d’une simple petite plateforme pirate, mais d’une infrastructure complĂšte organisĂ©e comme une entreprise avec serveurs, revendeurs et systĂšmes de blanchiment.
  • CoopĂ©ration internationale renforcĂ©e : l’action coordonnĂ©e de multiples pays montre une volontĂ© accrue des autoritĂ©s de lutter contre la piraterie numĂ©rique Ă  grande Ă©chelle.
  • Impact sur les modĂšles Ă©conomiques des pirates : fermer des services qui desservaient des millions d’utilisateurs perturbe significativement les circuits de distribution illĂ©gale.

(sources : zataz.com, telecompaper.com, cityoflondon.police.uk)


🎯 Conclusion

La semaine du 2 au 8 février 2026 illustre une cybersécurité en mouvement, marquée par :

  • Des rĂ©ponses institutionnelles plus fermes en France,
  • Des enquĂȘtes approfondies sur la fraude numĂ©rique,
  • Des attaques coordonnĂ©es et gĂ©opolitiquement motivĂ©es Ă  l’international,
  • Et des dĂ©fis technologiques croissants liĂ©s Ă  l’usage de l’IA.

La convergence de ces faits montre que les acteurs publics comme privĂ©s doivent renforcer leurs stratĂ©gies de sĂ©curitĂ©, intĂ©grer des approches basĂ©es sur l’IA dĂ©fensive, et coopĂ©rer au-delĂ  des frontiĂšres pour faire face Ă  la criminalitĂ© numĂ©rique en constante Ă©volution.

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